tourmente

Dans la tourmente

Dans la tourmente, quand tout bouge, brasse, éclabousse et se rompt sur ton âme dans un chaos d’enfer….Que les muscles qui te font sourire déclarent la grève… Il est temps, plus que temps de retourner sur ton île.

L’île, le roc, la montagne…TA forteresse. Le lieu de silence et de paix. Celui où tu te retrouves, face à face avec toi-même. Un face à face empreint de compassion, d’amour et de douceur. SANS jugement. Juste TOI avec TOI. Un lieu où tu peux être TOTALEMENT toi-même. Un lieu où tu recharge ton cœur et ton âme de bon. Juste du bon, du beau et du doux!

Je m’y réfugie souvent.

Être hypersensible signifie pour moi que les vagues me secouent comme des tsunamis. Être forte, OK! Surhumaine, impossible. J’y fais face. Je m’y courbe parfois… Il y a des moments où il faut que je m’y retranche…avant de sombrer. Le plus tôt est le mieux. Attendre de manquer d’air trop longtemps, sous les vagues, n’est jamais bon…L’énergie finie par manquée et la remontée devient plus ardue.

Alors, j’y retourne le plus souvent possible. Un peu chaque jour et, parfois même, un peu chaque heure…quand la tourmente se fait intense.

Je vais sur mon île quand je m’oublis, je me perds. Je m’y retrouve alors chaque fois.

Il m’arrive, encore trop souvent, de me laisser envahir… Par les commentaires, les réactions, les non-dits, la joie, la haine… Je suis comme un paratonnerre…Je capte et attire l’énergie, bonne ou mauvaise, qui m’entoure. Rien de plus merveilleux quand c’est l’amour et la compassion qui me frappe de plein fouet… L’inverse me renverse!

Pourtant, j’ai grandi et grandi mille fois. Je grandirai encore à l’infini….Je suis beaucoup plus forte aujourd’hui qu’hier. Plus solide et centrée aussi. Malgré tout, il m’arrive encore d’être vulnérable aux regards et aux mots (maux) des autres. Étant entière et authentique, je ne donne pas à moitié. Je donne ou pas. Voilà. Je reçois aussi entièrement. J’offre tout ce que j’ai de meilleur, pour le meilleur et pour le pire…

Humain que nous sommes, le meilleur ne rebondi pas toujours pour nous revenir aussi rose … Puisque notre meilleur peut faire écho aux blessures de l’autre, à son manque d’amour…Tout comme l’inverse est aussi vrai.

Alors, quand je me sens comme une bouée à la mer … En train de perdre mes repères… Quand la gorge me serre, que j’ai l’atroce sensation de ne pas être à la hauteur des attentes des autres, oubliant du même coup les miennes, que le jugement de mes pairs me tord le cœur et que je me démène davantage pour le bonheur des autres que le mien…J’ARRÊTE TOUT. Je me retire.  Je fais le chemin qui mène à mon île, au creux de mon âme. Je respire et j’admire la personne que je suis. Je me soigne et reprend contact avec ce que j’ai de plus beau, d’unique…mon essence. Je reviens alors plus confiante, mon navire bien amarré dans la tempête.

À chacun son île, son refuge. Bon voyage.